Triste scénario en cette période de Noël, dans un orphelinat de Libreville. Alors que plusieurs enfants passeront Noël en compagnie de leurs parents biologiques, d’autres, au contraire, seront privés de cette euphorie.
Issus de cas de viols ou de relations incestueuses, ces enfants, en difficultés sociales, abandonnés dans les orphelinats, voient l’adoption, qui fait partie des droits des enfants, comme une voie d’espoir, devant leur permettre de recevoir une éducation adéquate. Au Gabon cependant, si la question semble tabou, la procédure d’adoption est un parcours du combattant, contraignant de nombreuses familles à aller adopter à l’étranger.
Selon monsieur Mounguengui, Chef de Service Protection de l’Enfant du Ministère de la Justice, la procédure d’adoption au Gabon existe. La demande d’adoption soumet l’adoptant à une série d’enquêtes. À ce jour, une quarantaine d’enquêtes ont déjà été réalisées. Un rapport dans le cadre social d’adoption est par la suite soumis à une commission interne qui, à son tour, évalue l’éligibilité du demandeur. “Plusieurs éléments rentrent en compte dans cette enquête. Nous partons sur le terrain pour vérifier les conditions de vie et d’accueil du futur enfant. La vie privée du référent et les témoignages des proches rentrent en compte,” précise le Chef de Service.
Dès l’octroi d’un agrément, il ne reste plus que la procédure des démarches pour postuler à l’adoption d’un enfant. Une adoption qui pourrait donner une stabilité sociale, financière et psychologique aux orphelins, en cette période de la célébration de la Nativité.

