Le travail est une source de valeur qui exige que la liberté et la dignité de celui qui l’exerce soient respectées. Au Gabon, les entreprises privées sont désormais sommées par les nouvelles autorités d’appliquer une politique d’embauche qui insiste sur l’employabilité des nationaux dans les entreprises du secteur privé. L’objectif est de lutter contre le chômage chez les jeunes gabonais.
Les mesures prises par le gouvernement de la transition au Gabon pour se conformer aux exigences réglementaires en matière d’emploi, exigent dorénavant de respecter scrupuleusement l’article 11 du décret n° 0162/PR/MTE du 07/03/2016, relatif aux modalités des travailleurs étrangers en République gabonaise. Celui-ci stipule que les entreprises locales ne peuvent employer des ressortissants étrangers qu’à hauteur de 10 % de leurs effectifs, un chiffre qui ne devrait en aucun cas être dépassé. Cela signifie qu’en théorie, chaque entreprise ayant ses activités au Gabon devrait comprendre en son sein 90 % de nationaux.
C’est dans cette optique que plusieurs entreprises privées renouvellent leur soutien au développement durable et à l’auto-emploi au Gabon. C’est le cas d’Olam Palm Gabon, qui a récemment lancé une campagne de recrutement de 250 stagiaires de 18 ans et plus, en contrats d’adaptations professionnelles. L’objectif de ce programme est de permettre à ces jeunes compatriotes d’acquérir les compétences nécessaires qui leur serviront à l’avenir.
S’agissant toujours des entreprises privées, Owendo Container Terminal (OCT), lors de l’acquisition, le lundi 3 juin, de sept portiques de dernière génération, a exprimé son besoin de recruter un personnel local qualifié. C’est ainsi que 50 jeunes gabonais ont pu obtenir un emploi, suivi d’une formation.
Il faut dire que ces entreprises citoyennes qui recrutent de nos jours, sont en étroite collaboration avec le Pôle national de promotion de l’emploi (PNPE) au Gabon, viennent dire « oui » à la politique prônée par les autorités, qui place l’employabilité de la jeunesse gabonaise au cœur de leurs priorités.
Les cas de l’OCT et d’Olam Palm Gabon ne sont pas isolés. Plusieurs entreprises privées se sont résolument engagées à respecter le quota d’employés nationaux et leur formation, contribuant ainsi activement à la croissance économique du pays.
Nelly Ngonde

