Le jeudi 15 janvier, au Palais de la Constitution, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a assisté à l’audience solennelle de rentrée de la Cour constitutionnelle. Cette cérémonie, qui marque la reprise officielle des activités de la plus haute juridiction du pays, a été l’occasion d’annoncer une réorganisation pour s’adapter à l’ère de la Vᵉ République.
Devant une foule de diplomates, de membres du gouvernement et de parlementaires, le président de la Cour, Dieudonné Aba’a Owono, a dressé le bilan d’une année 2025 intense. La juridiction a été le centre de la régularité des scrutins présidentiel, législatif et local, tout en veillant au bon déroulement de l’adoption de la nouvelle Constitution gabonaise.
L’annonce majeure de cette rentrée judiciaire est sans doute la réécriture prochaine de la Loi organique de la Cour. L’objectif est clair : adapter l’institution aux nouvelles exigences de l’architecture constitutionnelle du Gabon. En se projetant vers cette modernisation, la Cour réaffirme ses principes fondamentaux de neutralité, d’impartialité et de probité, essentiels pour stabiliser la vie publique dans cette nouvelle ère politique.
La présence du chef de l’État à cette audience souligne l’importance capitale de la justice constitutionnelle dans la vision de la Transition. En tant qu’organe de régulation, la Cour ne se contente pas de juger ; elle assure l’équilibre des pouvoirs publics. Cette rentrée 2026 lance ainsi un signal fort de continuité et de respect des textes, garantissant que les réformes de la Ve République s’inscrivent durablement dans le respect des libertés et de la dignité nationale.

