Invitée le lundi 17 février 2026 à l’émission « Le gouvernement s’exprime », la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq, a annoncé le départ à la retraite de 2 006 agents d’ici décembre 2026. Une mesure présentée comme une opportunité pour régulariser la situation des enseignants en présalaire et assainir la gestion des effectifs.
En décembre 2026, 2 006 agents de l’Éducation nationale feront valoir leurs droits à la retraite. C’est l’annonce majeure faite par la ministre lors de son intervention télévisée. Selon elle, cette vague de départs ouvrira la voie à une réorganisation attendue de longue date par de nombreux enseignants maintenus dans un statut précaire.
« À ceux qui sont actuellement en présalaire et qui vivent cette situation avec difficulté, je souhaite adresser un message de rassurance : dès janvier 2027, cette situation ne sera plus qu’un souvenir », a-t-elle déclaré. Les postes rendus vacants devraient permettre l’intégration définitive d’enseignants jusque-là en attente de régularisation administrative, bien qu’ exerçant pleinement leurs fonctions dans les établissements scolaires.
Depuis plusieurs années, ces professionnels dénoncent une situation jugée injuste : assurer des cours sans bénéficier d’un statut titularisé ni des avantages afférents. L’annonce ministérielle apparaît ainsi comme une réponse à une revendication persistante du corps enseignant.
Par ailleurs, le membre du gouvernement a abordé la question sensible des agents ayant abandonné leur poste tout en continuant de percevoir leur rémunération. Elle a indiqué se réserver le droit d’engager des poursuites disciplinaires à leur encontre. « Si certains ont abandonné leur poste, nous devons saisir les conseils de discipline », a-t-elle affirmé, soulignant que ces mesures visent à mettre fin à des irrégularités qui pénalisent l’ensemble du système.
Selon elle, ces situations contribuent aux dysfonctionnements observés dans le secteur éducatif et aggravent le déficit d’enseignants dans certains établissements. « Il n’est pas acceptable de continuer à rémunérer quelqu’un qui a quitté son poste, qui travaille ailleurs ou qui ne se trouve même plus sur le territoire », a insisté la ministre de l’Education nationale.
En combinant retraites, régularisation des enseignants en présalaire et sanctions disciplinaires, le ministère veut restaurer l’équité et améliorer la qualité du service public de l’éducation sur tout le territoire. Reste à concrétiser ces annonces pour que les promesses faites ne restent pas lettre morte et que les prémices soient vus d’ici janvier 2027.

