Très prochainement, il sera instauré un week-end de célébration des rites et croyances du Gabon. C’est du moins l’une des recommandations du dialogue national inclusif.
Le Gabon est le berceau de plusieurs rites initiatiques. Parmi la diversité des pratiques rituelles, le Bwiti, culte pratiqué par une grande majorité des gabonais, est considéré comme l’un des symboles du patrimoine culturel national.
Soucieux de réaffirmer le caractère laïc de l’État, protéger les citoyens, et les réconcilier avec leurs valeurs traditionnelles, les membres de la commission sociale du dialogue national ont adopté plusieurs mesures dont l’institutionnalisation d’un week-end de célébration des rites et croyances du Gabon.
Les traditionalistes s’accordent à dire que ces rites et croyances ont l’avantage de renforcer le sentiment d’appartenance à une communauté, offrir un sens de la spiritualité et de la connexion avec les ancêtres, et fournir un cadre pour la résolution des problèmes sociaux.
Pour la protection des valeurs culturelles gabonaises, plusieurs autres points ont été adoptés, dont l’intégration de l’enseignement de l’histoire des rites et croyances du pays dans les programmes scolaires, la création d’un conservatoire de danses traditionnelles et la promotion de la filière danse, traditionnelle à l’École nationale d’art et manufacture (ENAM), la construction d’un musée national répondant aux normes internationales, l’instauration d’une fête nationale annuelle des rites et traditions du Gabon à partir du second vendredi du mois de janvier (2025) et la préservation des noms ancestraux pour la transmission d’une identité forte.
Davila Oubola

