Dans le cadre de ses efforts pour moderniser la réglementation du travail, le gouvernement gabonais a annoncé, lors du conseil des ministres du dimanche 5 janvier 2025, un projet de décret visant à encadrer l’organisation de la durée légale du travail sous forme de cycles ou de rotations.
Cette réforme s’inscrit dans le prolongement de l’article 200 du Code du travail et cible deux objectifs majeurs : garantir la continuité des activités essentielles tout en protégeant les travailleurs des déséquilibres que ce mode d’organisation peut engendrer.
Certaines industries, telles que les secteurs pétroliers, les services hospitaliers, ou encore les opérateurs de télécommunication, nécessitent un fonctionnement ininterrompu, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Ce projet de décret vient « clarifier les modalités de recours au travail sous forme de cycle ou de rotation, eu égard aux perturbations que ce système peut entraîner dans la vie familiale et sociale des travailleurs ».
Une protection accrue pour les travailleurs
Le travail en cycle ou en rotation, bien qu’essentiel dans certains secteurs, peut être source de déséquilibres familiaux et sociaux, notamment en raison des horaires atypiques et du travail de nuit ou les week-ends. Le décret met l’accent sur des mesures pour atténuer ces impacts.
Il prévoit une rémunération claire des heures supplémentaires effectuées, des compensations pour les jours fériés et les repos dominicaux travaillés sous forme de repos compensatoire et une adaptation des cycles de travail en fonction des spécificités sectorielles, définies dans les conventions collectives.
Ainsi, une infirmière travaillant dans un service d’urgence hospitalière bénéficiera d’un repos compensatoire pour chaque jour férié travaillé, garantissant un équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
Ce projet s’inscrit dans une démarche globale visant à renforcer la santé et les conditions de travail des employés tout en répondant aux besoins des entreprises à feu continu. Une évolution essentielle pour garantir une économie compétitive et socialement équitable.

