La Cour suprême a validé ce dimanche 4 janvier 2026, la victoire de Mamadi Doumbouya à l’élection présidentielle de décembre 2025. Avec un score de 86,72 % des voix en sa faveur, cette étape marque une avancée majeure dans le processus politique guinéen.
Le 28 décembre 2025, le peuple guinéen s’est exprimé dans les urnes dans un contexte politique particulièrement suivi. Après la proclamation des résultats définis début janvier, le procureur général Souleymane N’diaye a confirmé la victoire de Mamadi Doumbaya avec 86’72 % des voix tandis que son principal rival Abdoulaye Yéro Baldé a eu une fraction des suffrages. Le taux de participation supérieur à 80 % témoigne d’un fort engagement de la population malgré les années de crises politique et institutionnelle.
Cette élection est la première organisée depuis que Doumbouya, alors commandant des forces spéciales, avait dirigé un coup d’État en 2021, mettant fin au mandat d’Alpha Condé. Elle s’inscrit dans le cadre de la nouvelle Constitution adoptée en 2025, qui a notamment ouvert la possibilité aux autorités de transition de se présenter à l’élection présidentielle et redéfini certaines règles institutionnelles.
Un message de stabilité et d’unité
Dans son discours à la nation après la proclamation des résultats, Mamadi Doumbouya a appelé à l’unité, la cohésion et la réconciliation nationale. Il a souligné que « la Guinée Conakry doit désormais tourner la page difficile de son histoire et travailler à la construction d’un pays plus stable , prospère et inclusif ». Son message a insisté sur la nécessité d’associer tous les acteurs politiques , sociaux et économiques pour relever les défis de développement.
Pour ses partisans, sa victoire représente non seulement la légitimation de son leadership, mais aussi l’espoir d’un renforcement de la sécurité et des opportunités économiques après des années marquées par des tensions politiques et des blocages institutionnels.
Un contexte de défis et d’attentes
Si la confirmation de Doumbouya à la tête de l’état est perçue comme une étape vers la normalisation politique , la Guinée Conakry fait face à des attentes fortes en matière de gouvernance, de lutte contre la corruption, de relance économique et de respect des libertés.
Les principaux partis d’opposition ont réagi de diverse manière: certains ont reconnu le résultat tout en appelant au dialogue politique, tandis que d’autres ont exprimé des réserves sur certaines conditions d’élections. Quoi qu’il en soit, la majorité des acteurs s’accorde à dire que ce scrutin pose une base institutionnelle qui n’existait pas depuis des années.

