Le lundi 5 janvier 2026, au Palais de la Présidence à Libreville, Brice Clotaire Oligui Nguema a lancé un avertissement sans frais lors du premier Conseil des ministres de la Vᵉ République. En ciblant la corruption, notamment au sein du secteur judiciaire, le président de la République entend restaurer la confiance des citoyens et assainir la gestion des ressources nationales pour qu’elles profitent enfin prioritairement aux Gabonais.
Pour le chef de l’État, il n’est plus question de laisser le secteur judiciaire être le maillon faible de la République. En appelant à une lutte « avec fermeté » contre toutes les dérives, Brice Clotaire Oligui Nguema veut briser les réseaux d’influence et les arrangements qui minent l’impartialité des tribunaux. L’objectif est clair : transformer la justice en un véritable rempart pour le citoyen, et non en un terrain de jeu pour les corrupteurs.
Ressources naturelles : le retour à la souveraineté
La guerre contre la corruption s’étend également au cœur de l’économie gabonaise. Le Président a exigé une « reprise en main stratégique » de la gestion des ressources naturelles (pétrole, gaz, mines). Finies les exploitations suspectes dont les bénéfices disparaissent ; l’Exécutif impose désormais une transparence totale. Chaque baril et chaque tonne de minerai doivent contribuer directement au développement social et à l’amélioration du quotidien des populations les plus vulnérables.
L’État ne subit plus, il arbitre
Pour rendre ce coup de balai efficace, Brice Clotaire Oligui Nguema a instauré une culture de « la responsabilité totale ». Aucun ministre ne pourra plus se cacher derrière des procédures interminables pour justifier l’inaction. Chaque responsable devra rendre compte clairement et sans indulgence de ses actions. La responsabilité devient ainsi une exigence pour un État qui agit plutôt qu’il ne subit.

