L’assemblée générale des Nations-Unies a intégré la profanation des livres saints comme un crime de haine dans un projet de résolution sur le racisme et la discrimination. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre d’une réponse à la proposition d’Ankara suite à la récrudescence des crimes liés à la haine contre l’islam.
Les actes de haine contre l’Islam de plus en plus récurrents en Europe, ont soulevé un débat sur la tolérance religieuse et la liberté d’expression. Une problématique qui a poussé l’assemblée générale des Nations-unies à classer la profanation des livres saints comme violation du droit international.
Une disposition mise en place afin de susciter une meilleure compréhension des sensibilités des religions et repenser à l’équilibre entre la liberté d’expression et le respect des croyances.
En réponse à la Turquie, qui avait été confronté en 2023 à l’autorisation donnée par le Gouvernement danois de répéter le crime de haine contre le Coran, le livre saint de l’Islam et le drapeau turc. Une approbation qui s’était suivie de la pratique à Copenhague, devant l’ambassade du Turquie, au Danemark.
En juillet de l’année dernière, l’Assemblée générale des Nations unies adopte d’un commun accord, une résolution appuyée par le Maroc désignant les actes de violence contre les symboles religieux, les livres saints et les lieux de culte de violation du droit international.
Aïcha Désirée Minkoh

