Le ministre gabonais des Transports, Dieudonné Loïc Ndinga Moudouma a rencontré, mardi 9 juillet, l’ensemble des syndicats du secteur des transports terrestres pour discuter de la professionnalisation du métier de transporteur, une mesure phare issue du dialogue national.
Les échanges ont porté sur les derniers ajustements nécessaires avant la mise en place de dispositions visant à professionnaliser le secteur. Parmi ces mesures, l’obligation pour les chauffeurs de taxi, minibus et bus de détenir une carte de transporteur.
« Cela implique la mise en place d’une carte de transporteur et l’instauration d’une discipline pour s’assurer que ceux qui conduisent ces moyens de transport sont en bonne santé et ont l’aptitude et l’habilité à conduire, car ils gèrent des vies humaines […] Dorénavant, et comme nos textes le prévoient, il faut que chacun puisse avoir une carte de transporteur pour conduire un taxi, un minibus ou un bus », a déclaré le ministre.
Un délai d’une semaine a été accordé aux syndicats pour sensibiliser les conducteurs à cette nouvelle réglementation. « C’est une activité qui a été exercée de manière spontanée par des milliers de personnes pendant des années. Il est question aujourd’hui de faire que cette activité devienne une profession organisée […] Cela répond à une obligation de sécurité, puisque l’obtention de cette carte sera conditionnée par un examen minutieux du dossier », a indiqué Jean-Robert Menié, représentant du SYLTTEG.
Désormais, toute personne souhaitant exercer dans ce secteur devra se soumettre à un examen médical et constituer un dossier complet pour obtenir une carte de transport. Une commission spéciale sera chargée d’évaluer les dossiers et d’écarter ceux qui ne répondent pas aux critères requis.
Miguel Mabicka

