Le Centre de dialyse de Libreville (CDL), pilier incontournable dans le traitement des patients souffrant d’insuffisance rénale au Gabon, est menacé de fermeture faute de règlement des factures impayées par la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS). Une telle issue aurait des conséquences dévastatrices pour les centaines de malades dépendants de cette structure pour leur santé.
Ce signal d’alarme a été lancé par le CDL lui-même, relayé par un communiqué du ministère des Affaires sociales en date du 17 décembre. La fermeture de cet établissement signifierait l’arrêt immédiat des traitements vitaux comme les séances de dialyse, indispensables pour les patients en insuffisance rénale chronique. Ces malades, qui ne peuvent survivre sans soins réguliers, se retrouveraient confrontés à une mort quasi certaine. En outre, une telle situation entraînerait une rupture des stocks de médicaments spécifiques, exacerbant davantage la détresse des patients et de leurs familles.
Conscient de la gravité de cette crise, le ministre des Affaires sociales, Nadine Nathalie Awang épousese Anato, a récemment reçu en audience une délégation des responsables du CDL. Le docteur Dahas Jalet, accompagné de Diop Epse Wélé Fatou et Konaté Kandé, a exposé les multiples difficultés auxquelles est confrontée la structure. Ces échanges ont mis en lumière l’urgence d’une intervention rapide pour préserver la continuité des services de cette unité critique.
Si une solution rapide n’est pas trouvée, les conséquences pourraient être incalculables. Outre les pertes humaines, cela accentuerait une pression supplémentaire sur le système de santé national, déjà fragile. Les familles des patients, déjà éprouvées émotionnellement et financièrement, seraient plongées dans une précarité encore plus grande. Par ailleurs, la fermeture du CDL enverrait un message alarmant sur l’état de la gestion des établissements de santé au Gabon.
Le règlement des impayés par la CNAMGS représente donc une priorité absolue. Il est impératif que les autorités compétentes trouvent des solutions durables pour assurer le financement pérenne de cette structure vitale. La survie de centaines de malades et la crédibilité du système de santé gabonais dépendent de la rapidité et de l’efficacité des actions engagées dans ce dossier. Face à cette urgence, les décisions doivent être prises sans délai pour éviter une catastrophe sanitaire majeure.

