Le Conseil des ministres de ce jeudi 26 février 2026 a marqué une étape cruciale dans la préservation de notre capital le plus précieux : la santé. À travers un nouveau projet d’ordonnance, le gouvernement a décidé de s’attaquer de front au tabagisme, à la nicotine et à toutes leurs déclinaisons modernes qui menacent silencieusement la jeunesse et les foyers de notre République.
La loi de 2013, bien que courageuse à son époque, ne suffisait plus. Depuis une décennie, l’industrie du tabac a muté, créant des produits hybrides et des modes de commercialisation séduisants qui échappaient jusqu’ici aux radars de notre législation.
Ce nouveau texte, dense de 59 articles, n’est pas qu’une simple mise à jour technique. C’est une réponse ferme à l’évolution d’un marché qui cible de plus en plus les plus vulnérables. En encadrant non seulement le tabac classique, mais aussi la nicotine et tous les produits dérivés, l’État gabonais érige un rempart contre une addiction qui ne dit pas toujours son nom.
L’articulation de cette ordonnance en huit chapitres poursuit un objectif profondément humain : améliorer la santé des populations. Pour y parvenir, la stratégie gouvernementale s’attaque aux deux piliers du problème :
Réduire la demande : En rendant ces produits moins accessibles et moins attrayants.
Limiter l’offre : En régulant sévèrement la vente et la distribution, notamment face aux nouvelles formes de marketing numérique.
Il ne s’agit pas de punir, mais de protéger. Derrière chaque article de ce texte, il y a la volonté de réduire les effets nocifs d’une consommation qui pèse lourdement sur nos familles et notre système de santé.
En prenant cette mesure, le gouvernement rappelle que la santé publique ne peut faire de compromis avec l’évolution des dangers. Ce projet d’ordonnance est un message envoyé à la jeunesse gabonaise : son souffle et son avenir sont plus importants que les profits d’une industrie en constante mutation.
Le Gabon de demain se construit aujourd’hui, dans la clarté d’un air plus pur et la force d’une population libérée des dépendances. La lutte contre le tabac devient ainsi un acte de souveraineté sanitaire, pour que chaque Gabonais puisse grandir et vivre en pleine possession de ses moyens.

