Le procureur de la République gabonaise, André Patrick Roponat a annoncé mardi 28 mai à Libreville que l’État prévoit de poursuivre l’opération « Dignité ». Un exercice pénal visant l’assainissement de la gestion des biens publics qui, selon lui, devrait s’étendre sur le plan international.
Après l’inculpation de plusieurs personnes pour détournement de fonds publics, blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs et la restitution de biens publics mal acquis à l’État, le procureur de la République gabonaise a tenu à rassurer la population quant à la poursuite de l’opération Dignité. « Cette opération, qui vise l’assainissement de la gestion des biens publics, se poursuit et n’épargne aucun domaine », a déclaré André Patrick Roponat, avant de souligner que cette enquête concerne essentiellement « le patrimoine mobilier et immobilier de l’État ».
Grâce à des leviers comme la Task Force, L’Agence nationale d’investigation financière et Interpol, les procédures judiciaires de cette opération devraient se poursuivre au-delà des frontières gabonaises. L’autorité judiciaire a révélé que la justice gabonaise a initié « des enquêtes à l’étranger, concernant des personnes soupçonnées de détournement et de blanchiment de fonds publics importants au préjudice de l’État ». Cela dit, « d’autres interpellations et inculpations restent à prévoir », a précisé le procureur.
Lancée en août 2023, l’opération « Dignité » a déjà abouti à l’interpellation d’une vingtaine de personnes. 7,2 milliards de FCFA ainsi qu’un lot de 344 véhicules ont également été saisis et restitués à l’État gabonais.
Charles Ayenoue

