Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a remis en cause, cette semaine, l’utilité des bases militaires dans son pays, évoquant la possibilité de les fermer. Cette prise de position du président du Pastef intervient dans un contexte où plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest, dont le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont expulsé les troupes françaises pour se tourner vers la Russie afin d’obtenir de l’aide dans la lutte contre les insurrections djihadistes dans le Sahel.
Ousmane Sonko a fait état de la possibilité de fermer les bases militaires françaises au Sénégal. Le chef du gouvernement est connu pour ses critiques acerbes contre la politique africaine de la France qui compte environ 350 soldats sur le territoire sénégalais.
Le Premier ministre a d’ailleurs déclaré que plus de 60 ans après l’indépendance du pays, les sénégalais s’interrogent toujours sur les raisons de la présence de l’armée française et sur le fait que cette présence porte atteinte à la souveraineté nationale et l’indépendance stratégique de ces pays.
Le Sénégal, par l’entremise de ses nouveaux dirigeants, veut exercer sa propre souveraineté, ce qui est incompatible avec la présence permanente de bases militaires étrangères sur son sol. De nombreux pays ont promis des accords de défense, mais cela ne justifie pas le fait qu’un tiers de la région de Dakar soit aujourd’hui occupé par des garnisons étrangères, a affirmé Ousmane Sonko.
John Fitzgerald Nzue

