C’est lors de la COP 21, tenue à Paris en décembre 2015, que le Gabon s’est démarqué en étant le premier pays africain à avoir publié sa contribution. Celle-ci a fixé comme objectif de limiter la croissance des émissions de gaz à effet de serre pour 2025 par rapport à leur niveau de 2010.
L’interdiction du torchage du gaz issu de l’extraction pétrolière entre dans le cadre de l’objectif affiché de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025, montrant ainsi la détermination du pays à agir de manière concrète et effective.
En effet, après avoir atteint son plus haut niveau en 2020, le volume de gaz torché au Gabon est passé à 1,3 Gm3 en 2021, une moyenne enregistrée il y a neuf ans. Parmi les pays examinés dans ce rapport, l’intensité du torchage du Gabon en 2021 était la deuxième.
Cette initiative d’interdire le torchage des gaz issus de l’extraction pétrolière, pratique non seulement nocive pour l’environnement, mais également énergivore, s’inscrit dans une volonté de préservation des ressources naturelles et d’une meilleure utilisation des énergies disponibles, tout en réduisant l’empreinte écologique du pays.
Les données actuelles sur le torchage mondial du gaz indiquent que le Gabon avance dans la bonne direction. Selon le rapport 2023 Global Gas Flaring Tracker de la Banque mondiale, en 2022, les volumes de gaz torché dans le monde ont été réduits de 3 %, atteignant leur plus bas niveau depuis 2010. C’est grâce à sa couverture forestière, qui s’étend sur 88 % du territoire, soit 22 millions d’hectares, que le Gabon emmagasine d’importants stocks de carbone, contribuant ainsi à l’atténuation du changement climatique au niveau mondial.
L’interdiction du torchage des gaz est un processus en cours, et l’état actuel de son application témoigne des efforts du gouvernement pour mettre en œuvre ses engagements. Parallèlement, le développement des centrales à gaz, en tant qu’alternative durable, marque un tournant vers une économie moins dépendante des énergies fossiles et plus soucieuse de l’environnement.
Répondant aux interrogations sur l’efficacité de la politique environnementale du Gabon depuis la COP21, le bilan semble positif. Les initiatives prises depuis cette date illustrent la capacité du pays à innover et à appliquer des solutions respectueuses de l’environnement tout en visant une croissance économique durable. L’engagement du Gabon dans le développement de centrales à gaz opérationnelles en est un exemple, démontrant la faisabilité d’une transition énergétique en Afrique.
Mélissa Brenth Mfono

