Alors que la rentrée scolaire 2024-2025 a débuté le 2 septembre, la question de la sécurité, tant au sein des établissements scolaires que sur les routes, se pose avec acuité. La sécurité des élèves et du personnel éducatif est devenue un enjeu majeur dans le contexte actuel. Quelles sont les mesures mises en place et les défis à relever pour assurer un environnement sûr dans les écoles ?
La rentrée scolaire est souvent synonyme de réjouissance, mais aussi d’inquiétude, notamment en ce qui concerne la sécurité des élèves. Face à l’augmentation des cas de violence en milieu scolaire ces dernières années, le gouvernement gabonais a décidé de renforcer les mesures de sécurité.
Parmi les mesures mises en œuvre, on note l’installation de caméras de surveillance dans certains établissements stratégiques. De plus, les forces de l’ordre ont été déployées dans plusieurs écoles, en particulier dans les grandes villes comme Libreville et Port-Gentil où les risques sont plus élevés. Ces dispositifs visent à dissuader les actes de violence, à empêcher la circulation des armes dans les établissements et à intervenir rapidement en cas d’incident.
Cependant, la sécurité ne s’arrête pas aux portes de l’école. Les routes qui mènent aux établissements scolaires sont également en proie à des dangers, particulièrement pendant les heures de pointe. En effet, la rentrée scolaire coïncide souvent avec une augmentation des accidents de la circulation impliquant les élèves, due à une plus grande affluence et à des comportements imprudents.
Pour faire face à cette situation, la police a renforcé les contrôles routiers aux abords des écoles et aide les élèves à traverser. Malgré ces efforts, des défis subsistent. Certains établissements en milieu rural manquent de ressources pour mettre en place ces mesures. L’absence de clôtures sécurisées et de personnel formé est également un point faible qui pourrait compromettre la sécurité des élèves.
La sécurité dans les écoles au Gabon est un enjeu permanent, et bien que des progrès aient été réalisés, il reste du chemin à parcourir. Le défi est de garantir que chaque enfant, où qu’il se trouve, puisse apprendre dans un environnement agréable, mais surtout sûr.
Naomi Chinyere

