En matière de contrôle d’hygiène au Gabon, il existe plusieurs services chargés d’assurer les contrôles auprès des opérateurs économiques. Combien il y en a-t-il et surtout comment sont réparties les missions de contrôle ? Des éléments de réponse dans cet article.
Pour s’assurer de la qualité des aliments et autres produits de consommation mis en vente au Gabon, l’État dispose de plusieurs outils de contrôle en matière d’hygiène. À Libreville, la capitale gabonaise, un certificat de contrôle d’hygiène de la salubrité et de l’habitat délivré par l’inspection générale municipale a justement été établi en 2011 pour assurer un suivi des produits sur le marché. Coûtant entre 30 000 FCFA et 75 000 FCFA selon les textes, ce certificat devrait être renouvelé chaque trimestre auprès de la mairie de Libreville.
À côté de cela, l’Agence nationale de sécurité alimentaire (AGASA) a également pour mission régalienne de prévenir, d’évaluer et de gérer les risques d’origine alimentaire dans le pays. Si un chevauchement de compétences semble exister entre ces deux parties prenantes, le champ de compétence de l’AGASA est plus large, car il s’étend sur toute l’étendue du territoire national.
L’institut d’hygiène publique et d’assainissement vient compléter la grande famille des outils de l’État gabonais en matière de sécurité alimentaire. Ses missions sont, entre autres, d’étudier et de mettre en œuvre la politique de chaque département du pays en matière d’assainissement et d’hygiène publique, contrôler les activités des services urbains d’assainissement et d’hygiène publique, veiller aux conditions d’hygiène publique, ainsi qu’à ceux des commerces des denrées alimentaires.
Au vu de ce nombre important de services d’hygiène dans le pays, il est difficile de comprendre qu’il existe encore des cas d’alerte sanitaire comme celle enregistrée le 28 mai 2024 à Libreville par l’AGASA. Pour ce cas précis, il s’agit essentiellement de lacunes dans l’étiquetage et la conservation des produits alimentaires, ainsi que des défauts notoires dans les conditions sanitaires et d’hygiène. Après l’achat d’un produit de boulangerie dans un supermarché de la capitale gabonaise, une cliente s’est rendu compte que la date de péremption était dépassée. L’étiquette en bonne et due forme sur l’emballage en cachait une autre, avec la vraie date d’expiration.
N’ayant pas souhaité répondre à nos interrogations, la question de qui a le monopole en matière de contrôle d’hygiène en République gabonaise reste entière.
Charles Ayenoue

