Depuis le 22 avril 2026, une vaste mobilisation est en cours sur l’ensemble du territoire pour marquer la Semaine africaine de la vaccination. L’opération s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités de renforcer le système de santé et d’assurer à chaque enfant, y compris dans les zones les plus reculées, un accès gratuit aux vaccins essentiels.
Le pays peut se prévaloir de résultats significatifs : l’éradication de la poliomyélite depuis 2017 et l’élimination du tétanos néonatal en 2013. Mais ces acquis restent fragiles. Avec une couverture vaccinale estimée à environ 65 %, les autorités sanitaires alertent sur le risque de résurgence de certaines maladies. Les cas récents de diphtérie signalés dans le Woleu-Ntem rappellent la nécessité de maintenir une vigilance constante. L’objectif affiché est désormais d’atteindre un taux de couverture de 90 % afin de garantir une protection durable des populations.
Pour y parvenir, la stratégie mise en œuvre privilégie la proximité. À travers l’approche « Atteindre chaque district », les équipes de santé sont déployées au plus près des populations, notamment dans les zones enclavées et les quartiers sous-desservis. L’enjeu est d’identifier et de vacciner les enfants n’ayant reçu aucune dose, afin de réduire les inégalités d’accès aux soins.
Parallèlement, des innovations sont introduites pour améliorer l’efficacité du dispositif. Le déploiement de réfrigérateurs solaires permet de préserver la chaîne du froid, même dans les zones dépourvues d’électricité. En outre, l’intégration d’outils numériques facilite le suivi des stocks et limite les ruptures de vaccins, notamment dans les provinces les plus éloignées.
L’année 2026 marque également une avancée importante avec l’introduction d’une deuxième dose contre la rougeole. D’autres vaccins sont attendus à court terme, notamment contre le paludisme, le papillomavirus humain (HPV) et le rotavirus. Au-delà des campagnes ponctuelles, la vaccination s’inscrit désormais dans une approche continue de protection de la santé publique. Les autorités appellent ainsi à une mobilisation collective, rappelant que la prévention vaccinale demeure l’un des leviers les plus efficaces pour préserver la santé des générations futures.

