L’État gabonais a officialisé jeudi le rachat de la société d’exploration et de production pétrolière Assala Energy, après plusieurs semaines de tractations. Il s’agit d’une opération stratégique pour le pays, qui entend ainsi augmenter ses recettes et sa souveraineté dans le secteur pétrolier, véritable poumon de son économie.
Le président de la transition, le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema a présidé le jeudi 15 février au Palais Rénovation, la cérémonie de signature d’accords marquant le rachat de la Société Assala Energy par l’Etat gabonais via la société Gabon Oil Company (GOC), à hauteur de 100%.
Ce rachat avait été annoncé par le chef de l’Etat lors de son discours à la nation du 31 décembre 2023. . Il avait alors affirmé que l’État gabonais avait « décidé de faire valoir ses droits de préemption pour le rachat de la société pétrolière Assala ».
Cette initiative, dite de « grande portée nationale » par le chef de l’État, permettra non seulement de sécuriser les ressources nationales mais aussi d’avoir une gestion autonome des ressources pétrolières. Elle contribuera également à renforcer la position du Gabon dans le secteur pétrolier, qui a représenté 38,5% de son produit intérieur brut (PIB) et plus de 70% de ses exportations en 2020.
Membre de l’OPEP, le Gabon est le quatrième producteur de pétrole en Afrique subsaharienne, avec environ 3,68 milliards de barils selon la Banque africaine de développement (BAD).
« A travers cette opération le Gabon n’a fait qu’exercer son droit souverain sur ses ressources naturelles à l’instar d’autres pays. Cet acte historique posé aujourd’hui est un acte de départ traduisant l’intention de reconquérir notre souveraineté et faire en sorte qu’aux yeux des Nations amies, le Gabon immortel reste digne d’envie », a déclaré le président de la République.
Assala, qui emploie au Gabon plus de 470 citoyens, possède un réseau de pipelines terrestres et un terminal d’exportation situé à Gamba. L’entreprise opère huit champs à travers cinq permis (Rabi-Kounga, Ozigo, Awoun, Gamba/Ivinga et M’Mbende M’Bassou) et détient des intérêts dans cinq champs non opérés (Atora, Avocette, Coucal et Tsiengui) à travers quatre permis.

