La Plateforme « Le corps du Christ du Gabon », composée de plusieurs églises de réveil, a pris part à un concert gospel le dimanche 10 mars, au Jardin Botanique de Libreville. L’événement a été animé par des artistes locaux et un invité venu de la Côte d’Ivoire, le chantre Derek Jones. Face à la récurrence de tels événements, il est essentiel de s’interroger sur leur importance pour le pays, en particulier en période de transition.
L’événement, qui s’est tenu dans la soirée du 10 mars 2024, a réuni des fidèles chrétiens de divers horizons, dont la Première Dame, Zita Oligui Nguema, dans le but de prier pour la restauration du Gabon.
Les prestations des artistes ont été l’occasion d’invoquer la grâce divine pour la stabilité du pays, à travers des moments d’adoration et de prière. « C’est une dimension qui amène l’homme à être en phase avec la divinité, qui est Jésus-Christ », a déclaré Master No, un slameur.
La religion représente, en cette période de transition, un moyen de cohésion sociale. Cette croisade a offert aux fidèles une opportunité de renforcer leur unité, contribuant ainsi à la reconstruction du pays sans discrimination ni exclusion. « Compte tenu de la période de transition dans laquelle nous sommes, nous avons besoin de bâtir plusieurs autels d’adoration qui parleront en faveur de notre nation », a exprimé Diane Oméga, une chantre gabonaise.
Cet événement coïncide avec des périodes de jeûne importantes pour les chrétiens catholiques, débuté le 14 février, et pour les musulmans, le 11 mars, soulignant l’importance de la spiritualité dans un pays riche de diverses traditions initiatiques telles que le Bwiti, le Djembé, le Muiri, le Ndjobi, et le Melane.
Aïcha Désirée Minkoh

