Au Gabon, les effets du conflit homme-éléphant se font encore ressentir dans les foyers ruraux. Toujours à la recherche de solutions durables, des pistes de solutions ont été proposées durant le mois du dialogue national inclusif. Parmi elles figurent la création d’un fonds de soutien aux victimes.
C’est une solution qui avait déjà été proposée par Lee White, ancien ministre des Eaux et forêts sous l’ancien régime, mais celle-ci n’avait jamais vraiment été mise en pratique.
Un an après cette proposition, le président sortant Ali Bongo Ondimba, avait octroyé aux populations touchées par le conflit une aide de 4 milliards de FCFA, qui malheureusement n’avait pas profité aux personnes affectées comme cela avait été annoncé.
Aujourd’hui encore, les victimes du conflit homme-éléphant se retrouvent confrontées aux mêmes difficultés sans soutien financier réel. Et, cela, malgré les nombreux progrès faits dans l’installation des barrières électriques pour repousser les pachydermes. C’est pourquoi la question des solutions durables pour lutter contre ce conflit a longtemps été abordée au cours des assises d’avril dernier.
Le dialogue national inclusif est parvenu à la proposition de création d’un fonds de soutien aux victimes. L’objectif principal de ce fonds est d’apporter une assistance financière aux personnes affectées, qui, jusque-là se plaignaient du manque d’accompagnement financier à leur égard, et surtout ce fonds permettrait à bon nombre d’entre eux, de créer d’autres activités génératrices de revenus.
La mise en place de ce fonds de soutien représenterait un pas important vers la promotion d’une coexistence harmonieuse entre l’Homme et la faune sauvage au Gabon. Si cette mesure venait à être traduite en texte de loi, le gouvernement démontrerait son engagement à trouver des réponses efficaces à ce défi complexe.
Fabienne Okome

