Vingt-quatre heures après la conférence de presse du Premier ministre Raymond Ndong Sima sur l’état de mise en œuvre des recommandations du dialogue national inclusif, un flou subsiste quant à la répartition des compétences entre le gouvernement et les comités de suivi et d’évaluation mis en place en mai dernier. Qui, du gouvernement ou des comités, est responsable de la mise en œuvre effective des recommandations ? Des éléments de réponse dans cet article.
Les informations livrées à la presse nationale et internationale par le Premier ministre Raymond Ndong Sima reflètent l’ampleur du travail effectué par le gouvernement de la transition dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du dialogue national inclusif.
Selon Raymond Ndong Sima, ce travail du gouvernement, qui comprend notamment des projets de décrets, de lois organiques et de réformes, devrait être soumis au comité de suivi et d’évaluation, au comité de surveillance et au conseil constitutionnel national. Ces trois instances, créées en mai dernier, ont pour mission commune d’assurer la mise en œuvre des conclusions du dialogue national inclusif.
Il semble donc y avoir un chevauchement de compétences dans la mise en œuvre des recommandations des assises d’avril dernier. D’un côté, le gouvernement propose une méthodologie de travail pour l’exécution des résolutions de cette concertation. De l’autre, les trois comités, selon les décrets n 189, 190 et 191/PT-PR/MRI, ont la même mission. Face à cet enchevêtrement apparent, le chef du gouvernement préfère parler de complémentarité.
Comment comprendre cette complémentarité alors que les comités ont déjà été établis pour des missions similaires au rôle que joue actuellement le gouvernement de la transition ? Par exemple, les 47 propositions d’actes de la constitution relevées par le gouvernement dans le rapport final du dialogue national inclusif, seront-elles intégrées in extremis par le comité constitutionnel national dans le projet de constitution qui lui a été demandé ? Ou alors seront-elles l’objet de discussions durant les travaux dudit conseil ?
La durée de travaux de ce comité ayant été fixée à 1 mois, le flou persiste et ces questions demeurent pour l’heure sans réponse.
Charles Ayenoue

