Sous le parrainage du ministère gabonais de l’Économie et des Participations, le Fonds monétaire international (FMI) a organisé, jeudi 20 juin 2024, sa conférence semestrielle. Celle-ci avait pour objectif de présenter le rapport de l’institution financière sur les perspectives économiques de la région Afrique subsaharienne.
Quatre ans après la crise sanitaire mondiale et plus récemment avec le conflit russo-ukrainien, les perspectives économiques de l’Afrique subsaharienne semblent s’améliorer, selon le rapport 2024 du FMI, même si la reprise de la croissance connaît encore quelques difficultés.
« La croissance économique de l’Afrique subsaharienne devrait passer de 3,4 % en 2023 à 3,8 % en 2024, avant d’atteindre 4 % en 2025. Les déséquilibres macroéconomiques et budgétaires ont tendance à s’atténuer avec une baisse de l’inflation, vu comme un déséquilibre entre l’offre et la demande des biens », a souligné Mays Mouyissi, ministre gabonais de l’Économie et des Participations.
Des « bonnes nouvelles qui s’accompagnent cependant de la rareté des financements internationaux, d’une croissance économique encore trop faible et de chocs en cascade », a nuancé Gomez Agou, représentant résident du département Afrique du FMI.
Concernant le Gabon, le rapport fait des prévisions plutôt positives pour l’année 2024, malgré quelques difficultés enregistrées ces dernières années, notamment entre 2022 et 2023.
« Pour le Gabon, le rapport prévoit une croissance de 2,9 % en 2024. Le PIB devrait augmenter plus rapidement au cours de la même année, avec une accélération de la croissance économique à 3,6 %, grâce à la consolidation du secteur pétrolier », a ajouté le membre du gouvernement.
Face aux défis économiques et de développement du Gabon, notamment la question de la dette publique, le ministère de l’Économie et le FMI proposent plusieurs stratégies et la mise en œuvre de réformes importantes.
La dynamique a déjà été impulsée depuis l’arrivée du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) au pouvoir, comme en témoignent plusieurs résultats positifs, tels que la multiplication par dix des recettes douanières.
Frey Demba

