Dans le cadre de l’attribution de la subvention à la presse écrite et numérique pour l’exercice 2024, le ministère de la Communication et des médias a annoncé, par l’entremise du directeur adjoint de la communication, Prospère Tonda Mabenda, la liste des pièces à fournir pour bénéficier de cette aide.
Les entreprises intéressées doivent impérativement soumettre leurs dossiers du 2 au 12 janvier 2025 auprès de la direction générale de la communication. Ce soutien financier, passé de 127 millions FCFA à de 500 millions FCFA cette année, vise à encourager le professionnalisme et la viabilité économique des médias privés, tout en renforçant le respect des normes éthiques et déontologiques.
Pour prétendre à cette subvention, les entreprises de presse doivent constituer un dossier comprenant notamment : une demande officielle adressée au ministre de la Communication et des médias, le dossier de création de l’entreprise en conformité avec le Code de la communication, ainsi que des justificatifs administratifs tels que la pièce d’identité du dirigeant, l’agrément technique prouvant une existence légale de deux ans minimum et le récépissé de déclaration de parution. Les documents fiscaux et sociaux incluent les quittances d’impôts pour l’année 2023, la quittance SEEG pour le siège social, ainsi que les attestations CNSS et CNAMGS couvrant les deux derniers trimestres de 2024.
En plus des documents administratifs, les entreprises doivent prouver leurs capacités professionnelles. Cela inclut la présence dans l’équipe d’un correcteur ou d’un secrétaire de rédaction ayant au moins trois ans d’expérience, ainsi que des relations contractuelles avec un imprimeur pour la presse écrite ou avec un hébergeur pour la presse en ligne. De plus, les entreprises doivent fournir un bilan d’exploitation 2024 et des justificatifs démontrant l’utilisation effective de la subvention 2023, ainsi qu’un plan d’utilisation détaillé pour l’année 2025.
Engagement éthique et respect des normes
La lutte contre la désinformation et la promotion des bonnes pratiques médiatiques restent au cœur des priorités. « Tout média sanctionné par la HAC ou par un tribunal en 2024, ne peut-il prétendre à l’obtention à la subvention à la presse. L’éligibilité à la subvention à la presse n’a pas un caractère définitif », a déclaré Prospère Tonda Mabenda. Les entreprises doivent également respecter leur périodicité de parution et prouver qu’elles n’ont pas été impliquées dans des pratiques contraires à l’éthique journalistique.
Chaque candidature sera minutieusement examinée pour s’assurer qu’elle répond aux critères établis. Cette rigueur vise à garantir une utilisation optimale des fonds publics, tout en soutenant les organes de presse qui participent activement à l’amélioration du paysage médiatique du Gabon. Avec cette subvention, les autorités ambitionnent de renforcer la professionnalisation de la presse tout en promouvant des pratiques éthiques et responsables. Une initiative saluée par certains acteurs, bien que jugée exigeante par d’autres.

