Au Gabon, la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) est l’organisme étatique chargé de la couverture santé, notamment pour les Gabonais économiquement faibles (GEF). Alors que l’attention se porte sur la CNAMGS en raison de récentes difficultés, notre rédaction revient sur sa politique de prise en charge des médicaments.
La CNAMGS face aux défis de la prise en charge
Instrument de l’État en matière d’assurance maladie, la CNAMGS a été confrontée à des difficultés de gestion depuis décembre dernier. Cette situation amène de nombreux gabonais à s’interroger sur sa stratégie de prise en charge des médicaments.
Un cadre réglementaire et une stratégie d’élargissement
« L’ordonnance 0022/PR du 21 août 2007 institue un régime obligatoire d’assurance maladie. Le décret 069 du ministère du Travail en fixe les modalités de fonctionnement. Des arrêtés sont ensuite mis en place pour définir le panier de soins et les différents actes pris en charge par la CNAMGS », relate le docteur Davain Louis Ekomy, médecin à la CNAMGS.
La stratégie de cette structure depuis 2018 « consiste à élargir la liste des médicaments couverts afin de prendre en charge un plus large éventail de pathologies. Nous cherchons également à privilégier les médicaments génériques, moins coûteux pour les assurés », soulgine Davain Louis Ekomy, avant d’ajouter que « la CNAMGS rembourse sur la base du tarif conventionné, avec des taux de remboursement de 80 %, 90 % et parfois 100 % ».
Une liste de médicaments en constante évolution
Grâce à son système participatif, la CNAMGS prend en charge une liste de médicaments régulièrement mise à jour, avec des révisions pouvant intervenir tous les trois ans environ.
« La CNAMGS ne possède pas de structures hospitalières en propre. Nous travaillons en partenariat avec les différents établissements de santé du pays. Les prescripteurs conventionnés doivent prescrire des médicaments figurant sur la liste des médicaments remboursables. Cette liste comptait 1 605 médicaments en 2021, couvrant un large éventail de pathologies. Les prescripteurs doivent donc se référer à cette liste », précise le docteur Ekomy.
Entre attentes d’élargissement et critiques sur l’étendue de la couverture
Si certains assurés souhaitent un élargissement de cette liste afin d’assurer une prise en charge plus complète et équitable, d’autres estiment que la liste actuelle est insuffisante et laisse à leur charge des traitements importants.

