Marc Abeghe a été nommé ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, à l’occasion de la formation du premier gouvernement de la Cinquième République dévoilé ce jeudi 1ᵉʳ janvier 2026.
La nomination de Marc Abeghe se distingue par son caractère singulier, celui-ci étant le seul ministre délégué du nouvel exécutif. Aucun autre poste de ministre délégué ne figure dans la composition gouvernementale rendue publique ce 1ᵉʳ janvier 2026.
Un profil issu de l’administration financière
Né le 27 octobre 1967 à Moanda, dans la province du Haut-Ogooué, Marc Abeghe est un cadre de l’administration publique gabonaise. Il a exercé l’essentiel de sa carrière dans les structures en charge du budget, de la solde de l’État et de la fonction publique.
Il a notamment occupé les fonctions de Directeur de la Solde, de Directeur général adjoint à la Direction générale de l’Administration et de la Fonction publique, ainsi que de chef de service à la Direction générale du Budget. Depuis 2021, il exerçait comme conseiller auprès de la CPPF.
Une expérience liée aux réformes administratives
Au cours de sa carrière, Marc Abeghe a également participé à plusieurs projets administratifs et institutionnels, notamment dans les domaines de la gestion des ressources humaines de l’État, du contrôle interne de la solde et de la modernisation des systèmes d’information. Il a été impliqué dans des programmes menés en lien avec des partenaires techniques et financiers.
Formé à l’École nationale d’administration du Gabon, il est titulaire de certifications en contrôle de gestion, audit et finances publiques, obtenues dans le cadre de formations professionnelles.
Une fonction centrée sur le Budget
Dans l’exercice de ses fonctions, le ministre délégué chargé du Budget est appelé à travailler sous l’autorité du Thierry Minko, ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie Chère.
Il intervient notamment sur les questions relatives à la préparation, à l’exécution et au suivi du budget de l’État, dans le cadre institutionnel de la Cinquième République. Sa nomination s’inscrit dans la mise en place des nouvelles institutions issues de la Cinquième République, après la fin officielle de la transition politique intervenue en décembre 2025.

