Pénétrer la propriété d’un tiers sans avoir au préalable reçu son autorisation n’est pas un simple écart de conduite, elle est considérée comme une infraction pénale. Au Gabon, la loi protège strictement l’inviolabilité du domicile et prévoit des sanctions contre toute intrusion illégale.
La violation de domicile est formellement réprimée par le Code pénal gabonais. Aux termes de l’article 228 du Code pénal gabonais, « est puni d’un emprisonnement et d’une amende quiconque s’introduit ou se maintient dans le domicile d’autrui à l’aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou contrainte, hors les cas prévus par la loi. ». À travers cette disposition, le législateur protège un principe fondamental , le respect de la vie privée et de l’espace personnel de chaque citoyen. Le domicile, qu’il s’agisse d’une résidence principale, secondaire ou même d’un lieu d’habitation temporaire, est juridiquement inviolable.
L’infraction est constituée dès lors qu’une personne pénètre ou demeure chez autrui sans droit ni autorisation, notamment en recourant à la force, à l’intimidation ou à la ruse. La loi prévoit des peines d’emprisonnement et des amendes, lesquelles peuvent être aggravées si l’acte est commis de nuit, avec violence ou en réunion. En outre, en dehors de toute autorisation légale ,comme un mandat délivré par une autorité judiciaire compétente , nul ne peut s’introduire au domicile d’un tiers.
Ce principe d’inviolabilité du domicile s’inscrit également dans la protection plus large des libertés individuelles consacrées par les textes fondamentaux. Ainsi, toute intrusion illégale peut non seulement donner lieu à des poursuites pénales, mais aussi ouvrir droit à des dommages et intérêts au profit de la victime.
En rappelant les dispositions de l’article 228 du Code pénal gabonais, la loi est sans ambiguïté : franchir le seuil d’un domicile sans consentement expose à des sanctions pénales. Plus qu’un simple conflit privé, la violation de domicile est une atteinte à une liberté essentielle que l’État se doit de protéger avec fermeté.

