La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a annoncé l’entrée en vigueur de nouveaux taux de cotisations sociales, applicables depuis le 1er janvier 2026.
Cette mesure découle du décret n°0487/PR/MASI du 18 décembre 2025, qui fixe notamment les taux, l’assiette ainsi que le plafond des salaires soumis à cotisations.
Dans son communiqué daté du 12 janvier 2026 à Libreville, la CNSS précise que ces ajustements concernent l’ensemble des employeurs et des assurés sociaux. L’objectif affiché est de consolider la pérennité du système de sécurité sociale, tout en soutenant l’amélioration progressive des prestations servies aux assurés.
Les nouveaux taux en détail
Selon les dispositions rendues publiques, les contributions se déclinent comme suit :
- Prestations familiales et de maternité : 5 % ;
- Accidents du travail et maladies professionnelles : 2 % ;
- Assurance vieillesse, invalidité et décès : 16 %, répartis entre :
- 11 % à la charge de l’employeur ;
- 5 % à la charge du travailleur.
Autre point clé : le plafond des salaires soumis à cotisations est fixé à 1 500 000 FCFA par mois.
Première échéance annoncée pour le 30 avril
La CNSS indique par ailleurs que la première cotisation calculée selon ces nouveaux taux est attendue pour le 30 avril 2026. Elle invite, à cet effet, les employeurs à anticiper les ajustements nécessaires dans leurs déclarations sociales et leurs procédures internes.
Accompagnement des acteurs concernés
Se voulant rassurante, la CNSS affirme rester « pleinement engagée » aux côtés des employeurs, des assurés et des partenaires sociaux durant cette phase d’adaptation. L’institution promet de mettre à disposition les informations et l’assistance nécessaires afin de faciliter la mise en œuvre effective de ces nouvelles dispositions.
La révision des taux de cotisations sociales s’inscrit dans une logique de renforcement de la viabilité financière du régime de sécurité sociale, confronté à des contraintes structurelles liées notamment à l’augmentation du nombre de bénéficiaires et aux exigences croissantes en matière de prestations. Si l’objectif de pérennisation du système apparaît légitime, ces ajustements impliquent néanmoins un effort financier supplémentaire pour les employeurs, et dans une moindre mesure pour les travailleurs, dans un contexte économique encore fragile pour de nombreuses entreprises.
Le plafonnement des salaires soumis à cotisations à 1 500 000 FCFA permet de contenir l’impact sur les rémunérations les plus élevées, mais pose en parallèle la question de l’équilibre entre contributions perçues et niveau futur des prestations. À court terme, l’efficacité de cette réforme dépendra largement de la capacité de la CNSS à améliorer la qualité des services rendus et à renforcer la confiance des cotisants, condition essentielle pour que ces nouvelles mesures soient perçues non comme une charge supplémentaire, mais comme un investissement social durable.

