Le gouvernement gabonais, sous la présidence de Herman Imongo, vice-président du gouvernement, a tenu mardi 17 mars, un Conseil interministériel crucial, dans un contexte international particulièrement marqué par la crise au Moyen-Orient. Ce conseil s’inscrit dans le cadre de l’évaluation continue des priorités du gouvernement, à l’approche des 100 premiers jours du mandat exécutif.
Lors de cette réunion, l’état d’avancement des feuilles de route des différents départements ministériels a été scruté minutieusement. Le vice-président a insisté sur l’importance de maintenir un suivi rigoureux, en appelant chaque ministre à transmettre des rapports d’activité détaillés.
« À cet effet, j’invite les ministres à transmettre à mon cabinet et au secrétariat général du gouvernement le rapport d’activité dûment renseigné afin de permettre une suivi évaluation rigoureuse de l’état d’avancement des feuilles de route », a déclaré Hermann Immongault, vice président du gouvernement. L’objectif est de permettre une évaluation fine de la mise en œuvre des engagements et des résultats obtenus.
« Nous devons maintenir un niveau élevé de mobilisation et rester concentrés sur les priorités identifiées. Lorsque nécessaire, nous devons accélérer la cadence de travail pour respecter nos engagements envers les Gabonais » a ajouté le le vice président du gouvernement avant de souligner la nécessité d’une discipline gouvernementale stricte, afin d’assurer la cohérence et l’efficacité de l’action publique.
Le rôle des administrations sectorielles a également été mis en avant. Si le Conseil des ministres fixe les grandes orientations, ce sont bien les ministères concernés qui doivent en assurer l’exécution avec diligence et méthode, dans le respect des délais.
Le vice-président a également évoqué la crise au Moyen-Orient, qui reste une priorité stratégique pour le Gabon. Selon lui, les enjeux géopolitiques et économiques liés à cette crise nécessitent une vigilance accrue. Il a rappelé que la cellule mise en place par le ministère des Affaires étrangères doit poursuivre ses analyses et formuler des recommandations pour protéger au mieux l’économie gabonaise et le pouvoir d’achat des citoyens.
Occasion également pour le Conseil d’examiner plusieurs dossiers importants, dont des décisions présidentielles, des projets de textes, ainsi que les premiers résultats de la commission de suivi après le drame survenu au lycée Léon Mba. Ces discussions ont permis de poser les bases d’une meilleure coordination intergouvernementale, essentielle à la mise en œuvre effective des politiques publiques.
À l’approche du cap symbolique des 100 jours, le gouvernement est désormais attendu non plus seulement sur ses engagements, mais sur leur traduction concrète dans le quotidien des populations. Une échéance décisive qui s’impose comme un premier test de crédibilité pour l’action impulsée par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, face à des attentes sociales de plus en plus pressantes.

