Le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) et le gouvernement ont clôturé, mardi 15 octobre, les travaux du séminaire gouvernemental portant sur l’examen et l’adoption d’un nouveau projet de Constitution.
Les travaux, qui se sont déroulés à la Baie des Tortues puis à Owendo, ont réuni les membres du CTRI, le gouvernement et d’autres parties prenantes. L’objectif était d’examiner « rigoureusement et minutieusement » chaque article du projet de Constitution, soit plus de 170 articles, avant sa soumission au Conseil des ministres puis au référendum.
Les discussions ont porté sur des points sensibles tels que les conditions d’éligibilité à la fonction présidentielle, l’équilibre des pouvoirs, la durée et le nombre de mandats présidentiels. Ces questions, qui ont « fait l’objet de fortes controverses dans l’opinion générale », ont été débattues dans « une ambiance conviviale et patriotique ».
Le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a appelé les participants à « faire preuve de sagesse, d’humilité et de patience » et à « laisser de côté les divergences personnelles pour l’intérêt supérieur de la nation ».
« Mettons ensemble quelque chose pour les gabonais et le Gabon de demain. Même au plus profond de nous, c’est la République qui compte, et c’est le Gabon qui gagne. Nous devons servir aux gabonais un document fiable et digne, qui garantira un avenir serein et un Gabon prospère pour les générations futures », a déclaré le chef de l’État.
Ce projet de Constitution, qui devrait être prochainement soumis au Conseil des ministres, puis à un référendum populaire, « marque un tournant dans l’histoire institutionnelle du pays ». Il « jette les bases d’un Gabon renouvelé et tourné vers une meilleure démocratie, visant à renforcer les droits des citoyens, en accord avec les valeurs fondamentales de transparence, de justice et d’unité nationale ».

