Le lancement des opérations de démolition au PK12, le 9 décembre dernier, marque une nouvelle étape dans la stratégie du gouvernement visant à fluidifier la circulation sur l’un des axes les plus saturés de Libreville. Ce vaste chantier, prélude à la construction d’un flyover (ouvrage de franchissement), a pour ambition de transformer durablement la mobilité urbaine dans la capitale.
Situé à l’entrée nord de Libreville, le PK12 constitue un carrefour névralgique où convergent flux urbains, périurbains et interurbains. Depuis plusieurs années, la zone est le théâtre d’importants embouteillages, aggravés par la densité commerciale et le développement d’habitations parfois érigées sans autorisation. Pour les autorités, la mise en œuvre de ce projet représente un levier clé pour « désengorger la capitale et améliorer la qualité de vie des usagers ».
Selon les premières indications, le futur flyover permettra de séparer les flux de circulation, réduire considérablement les points de friction et fluidifier le trafic aux heures de pointe. Ce type d’infrastructure, déjà éprouvé dans d’autres grandes métropoles africaines, constitue une réponse structurelle au vieillissement du réseau routier et à l’augmentation du parc automobile au Gabon.
Pour certains habitants de la zone, la construction de ce flyover est plutôt bien accueillie et voient dans ce chantier un signal d’espoir. « Si le flyover peut vraiment réduire les bouchons, c’est une bonne chose pour nous qui faisons deux heures de route chaque matin », confie Mireille, une riveraine. Pour d’autres, comme Jean-Claude, taximan, « le PK12 ne pouvait plus rester comme ça. Trop de désordre, trop de monde. Une vraie infrastructure va changer les choses ».
Ces ressentis positifs illustrent une partie de la population qui, tout en reconnaissant la dureté des démolitions, estime que le projet peut apporter un mieux-être quotidien. Le futur ouvrage devrait permettre de séparer les flux de circulation, réduire les points de friction et fluidifier le trafic aux heures de pointe. Ce type d’infrastructure, déjà éprouvé dans d’autres métropoles africaines, a démontré son efficacité face à l’augmentation constante du parc automobile.
Si pour d’autres les opérations suscitent malgré tout des inquiétudes, le gouvernement assure qu’elles s’inscrivent dans un cadre légal et qu’un accompagnement social est prévu pour les occupants impactés. « Le défi est de concilier développement urbain et prise en compte des réalités sociales », rappelle Pierre Mathieu Obame, maire central de Libreville.
À terme, le projet du PK12 s’inscrit dans une vision plus large de modernisation de Libreville, avec pour objectif de rendre les déplacements plus rapides, plus sûrs et plus efficaces. Un choix stratégique, donc, destiné à répondre aux exigences d’une capitale en pleine mutation.

