Les autorités de la transition ont exprimé leur profonde indignation face à la diffusion sur les réseaux sociaux d’images et de vidéos indécentes de la dépouille de Johan Bounda, second maître de la Marine nationale, décédé le 21 décembre 2024. Le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a fermement condamné ces actes, soulignant l’importance du respect dû aux défunts et appelant à une utilisation responsable des plateformes numériques.
Dans un communiqué daté du 25 décembre 2024, le ministre de la Défense nationale, le général de corps d’armée Brigitte Onkanowa, a relayé les propos du chef de l’État : « Le chef de l’État, soucieux du respect de la dignité due aux morts, constate pour le déplorer la publication des images et autres vidéos indécentes de la dépouille du feu le 2ᵈ maître Bounda Johane. Aussi, en appelle-t-il à la responsabilité de la force publique pour ester en justice toute personne physique ou morale qui véhiculerait désormais de tels drames. »
Sanctions prévues par le Code pénal
Au Gabon, le cadre légal encadrant les abus sur internet est clair. L’article 288 du Code pénal prévoit une peine de cinq ans de prison et une amende de 10 millions de FCFA pour toute personne portant atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui. Cela inclut la diffusion, sans consentement, d’informations ou de paroles privées via des supports numériques. De même, les propos diffamatoires ou injurieux, qu’ils soient publiés sous forme de texte ou prononcés lors de vidéos en direct sur TikTok, Facebook ou X, constituent des infractions passibles de sanctions.
Respect et prudence sur les réseaux sociaux
Les autorités rappellent l’importance de respecter la mémoire des défunts et la douleur des familles endeuillées. La diffusion d’images sensibles sans consentement préalable porte atteinte à la dignité des personnes concernées et peut entraîner des conséquences juridiques pour les auteurs de ces publications.
Appel à la vigilance
Il est impératif que nous prenions tous conscience des conséquences de nos actions en ligne. Partager des contenus sensibles, c’est exposer inutilement des familles endeuillées à une douleur supplémentaire, tout en alimentant une culture du voyeurisme malsain. Les réseaux sociaux ne sont pas une zone de non-droit ; ils doivent être utilisés avec prudence et respect.
Cet appel à la responsabilité collective rappelle que nos actions en ligne ont des répercussions bien réelles. Adopter une conduite éthique sur les réseaux sociaux n’est pas seulement un devoir citoyen, c’est aussi une manière de préserver notre humanité face à la tentation du sensationnalisme.

