A LA UNE

    Gabon : Van Mabadi « Bradock » tire sa révérence

    21 février 2026

    Fin de l’impunité numérique : l’État brandit la loi face aux dérives en ligne

    18 février 2026

    Suspension des réseaux sociaux : l’État reprend la main face au chaos numérique

    18 février 2026
    Catégories
    • A la une
    • Afrique
    • Gabon
    • Monde
    • Non classé
    • podcast
    • Top news
    • Top news
    • TRANSITION
    • Video
    A LA UNE
    • Gabon : Van Mabadi « Bradock » tire sa révérence
    • Fin de l’impunité numérique : l’État brandit la loi face aux dérives en ligne
    • Suspension des réseaux sociaux : l’État reprend la main face au chaos numérique
    • Gabon : la HAC annonce la suspension des réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire national
    • Emane Tole, le gardien de l’Ogooué que l’Empire n’a jamais brisé
    • Gabon : retraites, régularisations et sanctions, le grand ménage annoncé à l’Éducation nationale
    • Akanda : lancement de la phase pilote de la régularisation foncière de masse par le ministre du Logement
    • Gabon : rattrapage scolaire et dialogue social pour éviter une « école à deux vitesses »
    Gabon24Gabon24
    • Accueil
    • Gabon
    • Afrique
    • Monde
    • TRANSITION
    Gabon24Gabon24
    Accueil » Gabon : l’insécurité morale, une violence banalisée
    A la une

    Gabon : l’insécurité morale, une violence banalisée

    Gabon 24Gabon 2422 septembre 2025Aucun commentaire150
    Facebook Twitter LinkedIn WhatsApp Email
    © Miguel A. San Joaquín / Banque mondiale.
    Share
    Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp

    Au Gabon, l’insécurité morale demeure une réalité invisible, largement ignorée dans les débats publics. Présente dans les relations familiales, professionnelles et éducatives, cette forme de violence psychologique ne laisse ni bleus ni cicatrices apparentes, mais fragilise durablement la santé mentale des victimes. Derrière le silence, des vies se brisent à petit feu.

    L’insécurité morale se manifeste à travers des attitudes et comportements subtils mais profondément déstabilisants : humiliations, moqueries, isolement, dévalorisation permanente, chantage émotionnel ou encore pression sociale. « Lorsqu’une personne vit sous la menace constante d’humiliations, de manipulations, de dévalorisations ou de chantages affectifs, elle ne se sent plus en sécurité dans son existence psychique », explique Hynnel Verley Mawele Mbembou, psychologue clinicien et psychopathologue.

    Cette forme de manipulation pousse les victimes à douter de leur propre perception de la réalité. Souvent banalisées ou considérées comme « normales » au sein des dynamiques relationnelles, ces violences s’ancrent parfois dans des normes culturelles qui les légitiment. Pourtant, leurs effets sont bien réels : perte de confiance en soi, anxiété chronique, isolement social, dépression, voire syndromes de stress post-traumatiques.

    Dans de nombreuses familles gabonaises, la violence morale se traduit par un contrôle affectif, des pressions silencieuses ou des remarques dégradantes adressées aux femmes, aux enfants, et parfois aux hommes. « On les justifie parfois au nom de la tradition, de l’autorité ou même de l’amour », souligne le psychologue. Conséquence : des générations entières grandissent dans un climat émotionnel instable, sans apprendre à exprimer ni à reconnaître leurs émotions.

    Le milieu scolaire constitue également un terrain propice. Certains enseignants, parfois eux-mêmes sous pression ou mal formés à la gestion psychologique, recourent aux humiliations publiques, aux sarcasmes ou au favoritisme. « Quand j’étais élève, un professeur s’est moqué de moi devant toute la classe, ce qui m’a valu des railleries répétées de mes camarades », témoigne Adriana, ancienne élève. Entre pairs, la moquerie et le harcèlement psychologique sont aussi fréquents, souvent tolérés sous couvert de plaisanteries.

    Dans le monde du travail, la hiérarchie, le manque de reconnaissance, les brimades, les objectifs irréalistes ou les critiques incessantes créent un climat d’insécurité morale. Nombreux sont ceux qui n’osent pas se plaindre, par crainte de perdre leur emploi ou d’être jugés « faibles » ou « non professionnels ». L’un des obstacles majeurs à la reconnaissance de cette violence reste sa banalisation. « Ces violences sont souvent normalisées dans les couples, les familles, les écoles ou les entreprises », confirme le psychologue.

    Dans la société gabonaise, comme ailleurs, exprimer sa souffrance émotionnelle est parfois perçu comme une faiblesse. Des phrases telles que « ce n’est pas si grave », « sois fort » ou « elle exagère » minimisent la douleur psychologique. De plus, la culture du silence et le respect quasi absolu de l’autorité parentale, conjugale ou professionnelle empêchent toute remise en question. Résultat : les victimes s’enferment dans la culpabilité ou l’auto-censure, tandis que les agresseurs restent impunis.

    Les conséquences sur la santé mentale sont multiples et durables : troubles anxieux et dépressifs, perte de l’estime de soi, isolement social, burn-out, difficultés relationnelles persistantes ou encore risques accrus de maladies psychosomatiques. « C’est pourquoi nous disons que la violence psychologique est une véritable arme morale qui détruit sans bruit », conclut Hynnel Verley Mawele Mbembou.

    La santé mentale reste un sujet tabou, peu pris en charge par le système public. Les structures spécialisées sont rares et le recours à un psychologue ou un psychiatre demeure inaccessible pour une grande partie de la population, tant pour des raisons financières que culturelles. Face à cette réalité, les professionnels de santé mentale appellent à une prise de conscience collective afin de rompre le silence et de briser le cycle destructeur de la violence psychologique.

    Share. Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp
    Gabon 24
    Gabon 24
    • Website

    ARTICLE(S) SIMILAIRE(S)

    Gabon : Van Mabadi « Bradock » tire sa révérence

    21 février 2026

    Fin de l’impunité numérique : l’État brandit la loi face aux dérives en ligne

    18 février 2026

    Suspension des réseaux sociaux : l’État reprend la main face au chaos numérique

    18 février 2026

    COMMENTAIRE Annuler

    Articles récent

    Gabon : COMILOG enregistre un chiffre d’affaires de 926 milliards de FCFA

    19 juin 20234 621

    Le Gabon, numéro 1 en matière de promotion des droits de la femme

    24 avril 20232 389

    Gabon : Denis Bouanga, 7ème meilleur buteur de l’année 2023

    8 janvier 20242 154

    GABON : Jaquou le Bantou en finale du concours RFI Talents du rire 2023

    12 décembre 20231 923
    Suivez-nous
    • Facebook
    • Twitter
    • Instagram
    • YouTube
    • LinkedIn
    • WhatsApp
    À propos de nous
    À propos de nous

    Gabon 24 est une chaîne d’information en continu diffusée au Gabon sur les bouquets satellite Canal + Afrique et Satcon. Elle est également disponible dans de nombreux pays du continent africain et en Europe.

    Facebook Twitter YouTube WhatsApp TikTok
    A LA UNE

    Gabon : Van Mabadi « Bradock » tire sa révérence

    21 février 2026

    Fin de l’impunité numérique : l’État brandit la loi face aux dérives en ligne

    18 février 2026

    Suspension des réseaux sociaux : l’État reprend la main face au chaos numérique

    18 février 2026
    MONDE

    Gabon : les particularités de la nouvelle Carte d’identité nationale électronique (CNIE)

    25 février 202533 572

    Gabon : interview exclusive avec Gabriella, 8 ans à peine elle obtient  16,33 au 1er trimestre

    1 février 202427 794

    Gabon : le gouvernement dissout le staff technique et suspend l’équipe nationale de football

    1 janvier 202625 985

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.