Réuni le 5 janvier 2026, le Conseil des ministres a été marqué par une communication forte du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a posé les fondements méthodologiques de l’action du Gouvernement post-Transition. Face aux attentes sociales et économiques pressantes, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de rompre avec les pratiques du passé et d’installer une gouvernance fondée sur la rigueur, la performance et la responsabilité.
Dans son intervention, le président de la République a clairement indiqué que l’action gouvernementale reposera désormais sur trois piliers indissociables : le pilotage stratégique, la redevabilité et la culture des résultats. Une architecture de gouvernance destinée à mettre fin aux chevauchements de compétences, à l’inefficacité administrative et à l’absence de résultats concrets pour les populations.
À ce sujet, le chef de l’État a été sans ambiguïté sur le rôle attendu de chaque membre du Gouvernement, affirmant que « chaque ministre est responsable d’un périmètre clairement défini, d’objectifs précis et de livrables identifiés ». Il a insisté sur le fait qu’« il ne saurait y avoir ni chevauchement ni dilution des responsabilités », rappelant que « l’État doit redevenir un État qui pilote, anticipe et arbitre, et non un État qui subit ».
S’agissant de la redevabilité, Brice Clotaire Oligui Nguema a rappelé que l’activité ministérielle ne saurait être confondue avec l’efficacité de l’action publique. « La responsabilité ministérielle ne se mesure pas à l’activité, mais aux résultats obtenus », a-t-il martelé, précisant que chaque membre du Gouvernement devra rendre compte « de manière régulière, factuelle et sans complaisance » de l’exécution des missions qui lui sont confiées. Pour le Président, « la redevabilité n’est pas une sanction, mais une obligation républicaine ».
Brice Clotaire Oligui Nguema a également appelé à un changement profond de culture administrative, soulignant la nécessité de rompre avec les lenteurs et les procédures improductives. « Il faut rompre définitivement avec la culture des moyens, des procédures sans fin et des délais non tenus », a-t-il déclaré, indiquant que « l’action publique sera désormais évaluée à l’aune de son impact réel sur la vie des populations, sur la production nationale, sur l’emploi et sur la qualité des services publics ».
Afin de garantir l’effectivité de cette nouvelle approche, le président de la République a exigé la mise en place d’un dispositif commun, standardisé et non négociable de pilotage de l’action gouvernementale. Il a précisé que « sous trente jours, chaque ministre devra transmettre une feuille de route des cent jours », détaillant les priorités immédiates, les actions engagées, leur niveau d’exécution, les responsables désignés et les résultats attendus.
Dans la même logique, il a annoncé que « sous soixante jours, chaque ministre devra proposer un contrat de performance ministériel », assorti d’indicateurs « clairs, mesurables et vérifiables », strictement alignés sur le Plan national de développement et les engagements présidentiels. Un suivi régulier sera assuré, puisqu’« de manière périodique, un rapport d’exécution devra être adressé au Vice-Président de la République et au Vice-Président du Gouvernement », afin de garantir un contrôle interministériel rigoureux et continu.
Le chef de l’État a tenu à souligner que ce cadre s’impose à tous les membres du Gouvernement « sans exception », mettant ainsi fin à toute idée de traitement différencié ou de tolérance administrative. En conclusion, Brice Clotaire Oligui Nguema a rappelé avec fermeté que « le temps politique n’est plus celui de l’apprentissage, mais celui de l’exécution ». Il a souligné que chaque ministre a été choisi pour « sa géo-compétence, son expérience et sa capacité à produire des résultats », réaffirmant sa volonté de voir émerger un État « efficace, crédible et respecté ».
Appelant à un sens élevé de l’État, à la discipline collective et à l’engagement personnel, le président de la République a exhorté le Gouvernement à incarner, dès à présent, « l’autorité, la méthode et la performance attendues par le peuple gabonais », plaçant ainsi l’exécution et les résultats au cœur de l’action publique.

