Le Gabon a réalisé une avancée significative dans le classement mondial de la liberté de la presse 2024, témoignant des efforts entrepris pour libéraliser le secteur, notamment depuis le début de la transition.
Sur les 180 pays évalués, le Gabon se hisse à la 56ᵉ place, contre la 94ᵉ en 2023. Cette progression spectaculaire de 38 places s’accompagne d’une amélioration de sa note, passant de 58,12/100 à 65,83/100.
L’évaluation de Reporters sans frontières (RSF) repose sur cinq indicateurs : le cadre légal, le contexte politique, économique, socioculturel et sécuritaire. Elle vise à mesurer le degré de respect de l’autonomie des médias face aux pressions politiques (étatiques ou autres), l’acceptation de la diversité des approches journalistiques, le niveau de censure et l’accès à l’information, entre autres.
La ministre gabonaise en charge des médias, Laurence Ndong, a salué cette avancée : « Nous sommes passés de la 94ᵉ à la 56ᵉ place en un an, juste derrière les États-Unis, qui occupent la 55ᵉ position. Nous devons garder ce rang. La diffamation et la désinformation sont des atteintes à la liberté d’expression. Les médias ont pour rôle d’informer, d’instruire et d’éduquer, et non d’inciter à la haine ou à la violence par des discours haineux ».
Si cette progression est encourageante, des défis persistent. Selon RSF, malgré les intentions affichées par les autorités de la transition, l’établissement d’une presse libre et indépendante reste un objectif à atteindre pleinement au Gabon, notamment en raison des sanctions qualifiées de « zélées » de la Haute autorité de la communication (HAC), l’organe de régulation du pays.

