En lice pour l’élection présidentielle du 12 avril 2025, Thierry Yvon Michel N’Goma se positionne comme l’un des rares candidats à faire de la souveraineté nationale l’axe central de son programme. Son credo est limpide : libérer le Gabon de toute emprise étrangère, en particulier de l’influence française qu’il juge encore trop présente dans les rouages de l’État.
Selon lui, le pays reste prisonnier d’un héritage post-colonial qui freine son plein épanouissement. Il appelle à rompre avec les vieux schémas de dépendance et à en finir avec ce qu’il qualifie de « souveraineté sous surveillance ». Pour Thierry Yvon Michel N’Goma, cette rupture passe par une relecture critique des accords passés avec la France, qu’il considère comme obsolètes. « Ces textes n’ont plus de légitimité aujourd’hui », clame-t-il, plaidant pour une indépendance non seulement politique, mais aussi économique et militaire.
Dans cet esprit de reconquête, il milite ouvertement pour le départ de la base militaire française encore présente sur le territoire gabonais. À ses yeux, la présence de cette installation est un symbole d’asservissement, incompatible avec une armée gabonaise désormais apte à défendre la souveraineté nationale. « La défense du pays ne se sous-traite pas », affirme-t-il, allant jusqu’à envisager l’usage de la force si nécessaire pour mettre fin à cette présence jugée anachronique.
Au-delà des symboles, le candidat souhaite également mettre fin à certaines structures opaques qu’il accuse d’être à la solde d’intérêts extérieurs. Il cite notamment le Sylab, qu’il assimile à un instrument d’influence des services secrets français. Revendiquant une ligne panafricaine assumée, Thierry Yvon Michel N’Goma se veut le porte-voix d’un Gabon maître de ses ressources, de ses orientations diplomatiques et de son destin. Il déplore que, depuis l’indépendance, les différents régimes aient systématiquement failli à construire une nation véritablement libre.
Avec l’ambition de faire de « Gabon souverain » une plateforme politique à part entière, il espère structurer un mouvement pérenne, capable de peser durablement dans le débat public. Pour lui, cette lutte dépasse le cadre électoral : il s’agit d’un combat de fond pour redonner au peuple gabonais le contrôle de son avenir. À ceux qui l’accusent d’être trop radical, il répond par une conviction : le temps de la complaisance est révolu, l’heure est venue d’oser une souveraineté authentique.

