Un nombre croissant de vendeurs sillonnent les rues de Libreville pour écouler plus facilement leurs marchandises, une pratique considérée comme plus lucrative.
Que ce soit à Libreville, Akanda et Owendo, le constat est le même. Aux feux rouges, les automobilistes et les motocyclistes sont sollicités par des vendeurs ambulants proposant divers articles : amuse-gueules, appareils électroniques, friperie, sacs, etc. Ces courts moments d’arrêt sont propices aux échanges entre vendeurs et acheteurs.
Ces commerçants exercent leur activité non par manque de place dans les marchés ou par défaut de moyens pour louer des boutiques, mais par souci d’écouler rapidement leurs produits. Ils bravent quotidiennement le danger en se déplaçant entre les véhicules à l’arrêt pour proposer leurs articles aux usagers.
Bien que cette pratique soit courante, la loi interdit cette forme de commerce. Les sanctions auxquelles ils s’exposent sont importantes, et ils sont conscients d’enfreindre la législation. Mais, face à la contradiction entre les textes de loi, les normes sociales et les réalités économiques, ont-ils réellement d’autre choix ?

