En République gabonaise , le mariage repose sur un principe fondamental , le consentement libre et éclairé des futurs époux. Toute union imposée par contrainte, pression familiale ou coutumière constitue une violation de la loi. Le législateur gabonais a prévu des sanctions civiles et pénales pour protéger les victimes et préserver la dignité humaine.
Le Code civil gabonais consacre le principe du consentement comme condition essentielle de validité du mariage. L’article 146 du Code civil dispose que : « Il n’y a pas de mariage lorsqu’il n’y a point de consentement. » L’article 180 du Code civil quant à lui il prévoit que « le mariage peut être annulé lorsque le consentement a été extorqué par violence ou lorsqu’il y a eu erreur sur la personne ». Ces dispositions signifient qu’un mariage contracté sous la menace, la pression morale ou la contrainte physique peut être frappé de nullité devant les juridictions compétentes.
La législation gabonaise fixe également l’âge légal du mariage à 18 ans révolus pour l’homme et la femme, conformément aux dispositions du Code civil relatives à la capacité matrimoniale. Toute dérogation est strictement encadrée par le juge, dans l’intérêt supérieur du mineur. La loi prévoit des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans, ainsi que des amendes, contre toute personne qui impose ou organise un mariage civil ou coutumier sans le consentement libre et éclairé de l’un des époux.
Ces textes traduisent la volonté des autorités de lutter contre les pratiques traditionnelles contraires aux droits fondamentaux garantis par la Constitution gabonaise, notamment le respect de la dignité humaine et de la liberté individuelle.
Le mariage est un engagement librement consenti et non une obligation imposée. La loi protège celles et ceux qui refusent l’union forcée et sanctionne fermement les auteurs. Plus qu’un simple principe juridique, le consentement demeure la pierre angulaire d’un mariage légal et légitime.

