À une semaine de la première échéance fixée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le gouvernement gabonais est appelé à accélérer la mise en œuvre de la feuille de route des cent jours. C’est dans ce contexte que le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a présidé, ce mardi 27 janvier 2026 au ministère de la Défense nationale, un conseil interministériel placé sous le signe des résultats et de l’efficacité de l’action publique.
La rencontre a été l’occasion de faire un point détaillé sur l’avancement des mesures présidentielles, tout en rappelant avec précision les responsabilités de chaque ministère dans leur mise en œuvre. Elle a également permis d’harmoniser le modèle de présentation des bilans des cent jours, afin d’assurer cohérence et lisibilité.
Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a insisté sur la nécessité d’un engagement clair et collectif : selon lui, l’heure n’est plus aux discours, mais à une action structurée, coordonnée et orientée vers des résultats concrets et mesurables. « Le gouvernement est attendu sur des priorités précises. Les Gabonais jugeront notre action à l’aune des résultats obtenus, et non des intentions affichées », a-t-il martelé.
Autre point central abordé lors de ce conseil interministériel, la normalisation du modèle de présentation des bilans des cent jours. L’objectif est d’assurer une lecture claire, homogène et transparente de l’action publique, tant pour les autorités que pour l’opinion nationale. Cette démarche vise à instaurer une culture de la reddition des comptes, dans laquelle chaque ministère devra justifier l’utilisation des ressources, l’état d’exécution des projets et l’impact réel des politiques engagées. Une exigence qui s’inscrit dans la volonté présidentielle de rompre avec les pratiques antérieures marquées par l’opacité et le manque de suivi.
Le conseil interministériel a également planché sur la mise en place d’un système de notation des agents publics, présenté comme un outil stratégique pour améliorer la performance de l’administration gabonaise. Cette réforme ambitionne de valoriser le mérite, de renforcer la discipline professionnelle et d’instaurer une meilleure efficacité dans le service rendu aux usagers. Conscient des enjeux, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a rappelé qu’ « Il ne s’agit pas de noter pour sanctionner, mais de mesurer objectivement l’engagement et la contribution de chacun au service du citoyen. Chaque agent doit se sentir responsable de la qualité de son travail ».
Dans un contexte où l’administration est souvent perçue comme lente et peu performante, cette mesure pourrait constituer un véritable tournant, à condition qu’elle soit appliquée avec équité, transparence et cohérence, comme l’a souligné le vice-président, « La réussite de cette réforme dépendra de notre capacité à l’appliquer de manière juste et transparente. Aucun agent ne doit être pénalisé de façon arbitraire. ».
Au-delà des questions de méthode, ce conseil interministériel s’est tenu dans un contexte national marqué par des défis économiques et sociaux majeurs. En 2026, le Gabon doit accélérer la diversification de son économie, encore fortement dépendante des revenus pétroliers, tout en faisant face à une pression croissante sur les finances publiques.
La gestion de l’endettement, la lutte contre la vie chère et la réduction d’un chômage structurel estimé à 28,8 % figurent parmi les urgences auxquelles le gouvernement est confronté. Autant de chantiers qui exigent des politiques publiques cohérentes, coordonnées et rapidement opérationnelles.
À quelques jours du premier rendez-vous d’évaluation des cent jours, le gouvernement gabonais joue une partie décisive de sa crédibilité. Plus qu’un simple exercice administratif, ce conseil interministériel marque une étape clé dans la construction d’une gouvernance axée sur la performance, la transparence et l’impact réel sur le quotidien des Gabonais.

