Le Procureur général près la Cour d’appel de Libreville, Dr Eddy Minang, a tenu à rappeler aux agents chargés des contrôles routiers et administratifs que ces opérations doivent se dérouler dans le strict respect des règles, afin de protéger les usagers et de garantir la légalité des procédures. Lors d’une mise au point officielle, il a insisté sur les principes de base : « Les contrôles doivent s’effectuer dans le respect des règles : salutations réglementaires, visibilité du poste de contrôle, signalisation claire et courtoisie envers les usagers. »
Le procureur général a souligné que tout manquement à ces règles constitue une infraction et peut engager la responsabilité des agents. « Interpeller un usager sans qu’il ait identifié le poste de contrôle est contraire aux règles, notamment en matière de refus d’obtempérer. Ce n’est jamais à l’usager de se déplacer vers l’agent : c’est à l’agent d’aller vers l’usager », a-t-il précisé, appelant au strict respect de la procédure.
Il a également mis en garde contre l’usage de civils pour faciliter les contrôles, en particulier de jeunes, rappelant que « l’utilisation de civils pour ouvrir des barrières est strictement interdite et engage la responsabilité pénale des agents ». Concernant les documents administratifs, Dr Eddy Minang a insisté : « La détention d’un récépissé ou d’une attestation provisoire ne constitue pas une infraction, et les dysfonctionnements de l’administration ne peuvent être imputés aux citoyens. »
Cette mise au point vise à garantir la transparence et l’équité dans les contrôles, tout en protégeant les droits des usagers. Le procureur général a conclu en rappelant que le respect de la procédure n’est pas optionnel, mais « une obligation légale et morale pour tous les agents de l’État », soulignant l’importance de restaurer la confiance des citoyens dans les services de contrôle.

