Depuis le début du mois de janvier, des tensions secouent plusieurs portefeuilles ministériels, notamment l’Éducation nationale, la Santé et le Pétrole. Dans l’optique d’un retour à l’apaisement, le Chef de l’État s’est saisi personnellement de ces dossiers. Entre négociations et mesures de désamorçage, une dynamique d’évolution est désormais enclenchée.
L’actualité gouvernementale est largement portée par des revendications professionnelles jugées légitimes. Au ministère du Pétrole, l’enjeu est stratégique, tant pour la stabilité du secteur que pour l’économie nationale.
À ce sujet, le ministre du Pétrole et du Gaz, Clotaire Kondja, indique que les revendications sont connues depuis deux ans et suivies. « Hier, le président de la République a reçu tous les syndicats, une discussion s’est engagée et on est en voie de décrispation de la grève » a-t-il déclaré.
La ministre du Travail, du Plein emploi et du Dialogue social, Jacqueline Ilougue épouse Bignoumba, a tenu à clarifier la question des paiements et des situations contractuelles, « Aujourd’hui, on ne peut pas procéder au paiement des individus parce qu’on ne peut pas les payer sur une base qui n’existe pas. Les travaux vont reprendre très rapidement, il s’agira simplement de faire la part des choses entre les contrats qui sont réellement des contrats de service et les contrats qui sont réellement des contrats de mise à disposition. Et une fois qu’on aura fait cette distinction, les estimations seront faites et les paiements seront faits », précise la ministre.
La situation au sein du secteur sanitaire fait également partie des préoccupations. Sur ce point, la ministre de la Santé, Pr Elsa Joséphine N’Kana Ayo épouse Bivigou, se veut rassurante quant à l’état du dialogue avec les partenaires sociaux. « Concernant les partenaires sociaux, comme toujours dans cet esprit de dialogue avec eux, nous sommes dans une situation qui est relativement stable ».
Autre maillon important de ces crises, l’Éducation nationale. Les ministres dressent un état des lieux et exposent les voies envisagées pour l’apaisement.
La ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, Laurence Mengue-Me-Nzoghe épouse Ndong, affirme que le gouvernement veut accélérer le traitement des dossiers en attente. « Le gouvernement veut la régularisation des situations administratives. Le nombre de 3000 a été porté à 4000. Au mois de février, nous avons transmis des arrêtés des 500 agents publics qui vont déjà voir leur situation régularisée avec effet de solde pour ce qui est de l’éducation nationale », a assuré la ministre.
De son côté, la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a détaillé les dispositifs prévus pour les sortants des écoles de formation. « Nous avons également les sortants écoles ENS et ENSET, qui sont à 328, qui vont être mis en solde. Et nous avons 692 sortants ENI. Les 692 sortants ENI sont en pré-salaire jusqu’au mois de décembre 2026. En janvier 2027, ils vont basculer en solde normal », a-t-elle expliqué.
Reste désormais à attendre les décisions qui pourraient être annoncées alors que le gouvernement mise sur le dialogue et la coordination.

