Le Gabon poursuit sa quête d’autonomie alimentaire avec la relance de la Société agro-pastorale du Gabon (AGROPAG), dont le site de Ntoum a fait l’objet d’une visite du président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, ce mardi 4 février 2025. Accompagné du Premier ministre Raymond Ndong Sima, le ministre de l’Agriculture, Odette Polo épouse Panzou, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement, le chef de l’État est venu constater de visu l’état d’avancement des travaux de réhabilitation de cette infrastructure stratégique.
Ce site, autrefois laissé à l’abandon et en état de délabrement avancé, connaît aujourd’hui une transformation majeure. Il accueille notamment les 200 bovins importés du Brésil, mais aussi des unités d’élevage de volailles, de pisciculture et de production maraîchère. Une véritable renaissance orchestrée sous l’impulsion du gouvernement Raymond Ndong Sima III, qui a fait de la réhabilitation de l’AGROPAG une priorité pour renforcer la production locale et réduire la dépendance alimentaire du pays.
Lors de son passage, le président de la transition a tenu à s’assurer que ses directives étaient suivies et que les délais de mise en œuvre étaient respectés. « Nous avons plusieurs secteurs, tant animal que végétal. Dans le secteur végétal, nous développons des cultures en serre et en plein champ, tandis que dans le secteur animal, nous disposons d’unités d’aviculture, de pisciculture et d’élevage bovin. La mise en service d’une provenderie viendra également soutenir notre production et celle des exploitations environnantes », a expliqué le responsable du site.
D’une superficie de 500 hectares, le site de Ntoum a fait l’objet d’importants travaux de nettoyage et de réaménagement afin de le rendre pleinement opérationnel. Cette relance intervient dans un contexte où le gouvernement multiplie les initiatives pour réduire la cherté de la vie et garantir la souveraineté alimentaire du pays. En misant sur la production locale, cette infrastructure stratégique pourrait permettre d’alléger la facture des importations alimentaires et d’offrir des produits accessibles aux populations gabonaises. Une avancée significative qui illustre la volonté des autorités de redonner à l’agriculture son rôle central dans le développement économique du Gabon.

