Le mardi 10 février 2026, à Paris, il n’était pas seulement question de cinéma, mais de justice et de dignité. En recevant le Laurier de l’audiovisuel de la Francophonie du Sud, la série gabonaise Le Chic, le Choc, l’Échec a prouvé que des histoires nées de nos réalités les plus dures peuvent toucher le monde entier en plein cœur.
La série s’est imposée dans la catégorie « Francophonie du Sud », face à plusieurs programmes de renom venus d’autres pays africains. Pour Jérémie Tchoua, réalisateur de la série, ce prix représente l’aboutissement d’un engagement total. Sur le plateau de TV5 Monde, il n’a pas caché sa joie et a affirmé que ce trophée appartenait à tous ceux qui luttent contre le harcèlement et les abus. Au-delà de la simple fiction, c’est un écho nécessaire, désormais officiellement reconnu pour sa justesse et son courage.
Après avoir déjà été sacrée « Meilleure série africaine » aux Écrans Noirs, cette nouvelle consécration à Paris marque un tournant. Elle place l’excellence gabonaise au sommet. Jérémie Tchoua le souligne avec émotion : « Cette visibilité est un moteur. Elle prouve qu’une œuvre née de la volonté de dénoncer et de protéger peut s’imposer par sa qualité artistique et sa profondeur humaine ».
Au fond, ce que cette récompense célèbre, c’est l’espoir. En recevant ce prix, les créateurs de la série parlent non seulement en leur nom, mais aussi au nom de tous ceux qui, comme leurs personnages, luttent pour préserver leur intégrité dans l’ombre. Ce trophée brille pour chaque jeune qui refuse la facilité pour choisir la dignité. C’est là le véritable prestige de ce prix : transformer un cri de révolte en un chef-d’œuvre reconnu par ses pairs.

