Dans le but d’atténuer les effets de la vie chère, le gouvernement gabonais a alloué une subvention de 6,5 milliards de FCFA au secteur du carburant pour l’année 2023-2024, contre 100,6 milliards de FCFA en 2022.
Bien que l’enveloppe initiale prévue pour la subvention au carburant ait été de 6,5 milliards de FCFA, les dépenses réelles se sont élevées à 8,7 milliards de FCFA pour la subvention des produits pétroliers, dont 6,5 milliards pour le carburant et 2,24 milliards pour le gaz butane.
Ces données du ministère de l’Économie, qui retracent l’essentiel des dépenses de l’État pour le mois de novembre 2024, font état d’une baisse de 11,2 % en glissement mensuel des subventions. Ce montant représente le deuxième niveau le plus bas de subvention accordée par l’État gabonais à ce secteur depuis le début de l’année 2024.
Sur les 75 milliards de FCFA initialement prévus par le gouvernement pour soutenir les prix des produits pétroliers en 2024, le dépassement constaté s’explique par la volonté de stabiliser les prix du carburant face à leurs fluctuations, d’assurer la stabilité des prix sur le marché, de garantir l’approvisionnement en carburant sur l’ensemble du territoire et de lutter contre le coût élevé de la vie.
Ces 6,5 milliards de FCFA témoignent également de l’engagement du Gabon envers ses partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale, qui préconisait une réforme des subventions aux carburants au profit des populations les plus vulnérables. Le gouvernement gabonais entend ainsi améliorer les services dans ce secteur clé de l’économie nationale.
Cette nouvelle orientation des autorités marque un tournant important dans la politique de subvention aux hydrocarbures, qui concerne également d’autres produits de première nécessité tels que le gaz, la farine, l’huile, le sucre et le pain.

