À l’occasion des réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, qui se sont tenues à Washington du 23 au 26 avril 2025, le Gabon a affirmé sa volonté de consolider sa trajectoire économique et de renforcer ses relations avec les grands acteurs de la finance mondiale.
La délégation gabonaise, conduite par Mark Alexandre Doumba, ministre de l’Économie et des participations, et Charles M’ba, ministre des Comptes publics et de la dette, a multiplié les rencontres stratégiques avec des institutions financières internationales, des banques d’investissement et des partenaires bilatéraux.
Au menu des échanges : présentation des réformes engagées, priorités de développement, ambitions en matière de croissance inclusive et de transformation structurelle. Le Gabon a profité de cette vitrine mondiale pour réaffirmer son retour sur la scène économique internationale, dans un contexte marqué par d’énormes changements à venir.
Parmi les personnalités rencontrées, figurent des noms comme Nigel Clark, directeur général adjoint du FMI, Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, ou encore Abebe Aemro Selassie, directeur du département Afrique du FMI. Le vice-président Afrique de la Société financière internationale (SFI), Ethiopis Tafara, ainsi que des représentants de BII, US-DFC, du Trésor français, de la CEA ou encore du Groupe Afrique II, ont aussi pris part à ces échanges de haut niveau.
Des engagements concrets pour une économie résiliente
L’ambition du Gabon est claire : construire une économie plus résiliente, diversifiée et inclusive, en s’appuyant à la fois sur l’expertise technique de ses partenaires et sur leur accompagnement financier. Les rencontres avec des institutions privées comme JP Morgan, Citigroup, Deutsche Bank, Lazard ou Rothschild traduisent également une volonté d’élargir le spectre des financements, au-delà des circuits traditionnels.
La délégation gabonaise a ainsi plaidé pour un appui renforcé aux projets structurants, tout en rassurant sur la gestion des finances publiques et la stabilité macroéconomique du pays.
Le Gabon a prouvé qu’il ne vient plus quémander, mais proposer une nouvelle manière de penser l’économie : ancrée dans la rigueur, tournée vers l’innovation, et surtout, centrée sur le bien-être des populations. Ces Réunions de Printemps 2025 auront permis de consolider des ponts, d’ouvrir de nouvelles portes et de faire entendre une voix gabonaise forte et cohérente dans le concert économique mondial. Le pari n’est pas encore gagné, mais les fondations semblent solides. Et c’est déjà une victoire.

