À l’issue des assemblées générales organisées dans tout le pays le jeudi 9 janvier 2025, les greffiers, réunis sous la bannière du Syndicat national des greffiers du Gabon (SYNAMAGREF), ont lancé une grève générale illimitée.
Les greffiers, considérés comme des piliers du fonctionnement judiciaire, réclament principalement l’adoption d’un statut particulier actualisé, adapté aux réalités législatives actuelles. Une revendication qui, selon eux, ne nécessite aucune dépense budgétaire supplémentaire, mais reste ignorée depuis 31 ans.
Pour Me Ndong Christ Ghislain, président du SYNAMAGREF, « il est inconcevable que des professionnels essentiels à la justice continuent de travailler dans un cadre légal obsolète, sans reconnaissance officielle de leur rôle central ». Malgré plusieurs rencontres avec la tutelle, les propositions avancées n’ont pas permis de faire avancer ce dossier.
Un secteur judiciaire paralysé
Les conséquences de ce mouvement social se feront rapidement sentir. Les greffiers assurent des fonctions vitales comme l’enregistrement des procédures, la conservation des actes officiels et le suivi administratif des affaires. Leur absence entraînera le report des audiences et la mise en suspens de centaines de dossiers à travers le pays.

